Nanoparticules de dioxyde de titane : les recommandations du Haut conseil de la santé publique

Publié le 09 juillet 2018 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Crédits : © natros - Fotoliacom

Très utilisées dans l'agro-alimentaire, les cosmétiques ou les matériaux de construction, les nanoparticules de dioxyde de titane sont des éléments ultrafins qui peuvent contaminer l'atmosphère. Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) préconise donc de protéger les personnels des entreprises qui les fabriquent ou les manipulent et le voisinage des sites concernés.

Les nanoparticules de dioxyde de titane (TiO2) entrent dans la composition de nombreux produits de la vie quotidienne : cosmétiques, crèmes solaires, dentifrices, peintures, médicaments et aussi confiseries.

Qu'est-ce qu'une nanoparticule ?

Utilisé dans de nombreux domaines depuis les années 90, c'est un élément de taille nanométrique : entre 1 et 100 nanomètres, 1 nanomètre étant 1 000 millions de fois plus petit qu'un mètre (10 000 fois plus petit qu'un cheveu par exemple).

Les recommandations

Saisi par les ministères des Solidarités et de la Santé, du Travail et de la Transition écologique et solidaire, le Haut conseil de la santé publique (HCSP) rappelle que les nanoparticules de dioxyde de titane peuvent franchir les barrières pulmonaire, placentaire, intestinale et hémato-encéphalique et éventuellement occasionner certaines maladies. Il recommande donc des mesures d'information et de protection des personnes.

Parmi les préconisations :

  • information et formation aux bonnes pratiques des personnes en contact avec ce nanomatériau, et suivi des postes exposés ;
  • mise en place de mesures de prévention (ventilation, organisation des postes de travail, appareils respiratoires, vêtements), les femmes enceintes devant éviter l'exposition ;
  • formation des personnels de santé au travail et suivi médical des travailleurs ;
  • protection des riverains et de l'environnement, mesures et suivi des contaminations ;
  • soutien aux chercheurs et renforcement des moyens des organismes de prévention.

  À noter :

Dans le domaine alimentaire, le dioxyde de titane a pour code : E171. C'est un colorant alimentaire blanc opacifiant, utilisé couramment dans les confiseries (bonbons, produits chocolatés, biscuits, gâteaux, chewing-gums), les desserts et crèmes glacées et aussi dans les sauces d'assaisonnement et les plats préparés. Il permet notamment de blanchir et d'intensifier la brillance des bonbons et d'apporter de la texture aux yaourts.

Si le danger associé au dioxyde de titane dans l'alimentation a été identifié chez le rat par l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), il reste à déterminer chez l'homme. Cependant, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) devrait procéder prochainement à une évaluation des risques. Le syndicat national de la confiserie a quant à lui annoncé que les confiseurs s'engageaient à bannir le E171 de leurs productions au plus tard fin 2019.

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