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Environnement

Fin des emballages plastiques des fruits et légumes : quel calendrier ?

Publié le 18 février 2022 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Crédits : © dusk - stock.adobe.com

Concombres sous cellophane, poires en barquette, courgettes en sachet plastique... Les emballages plastiques pour certains fruits et légumes seront interdits à partir du 1er janvier 2022. Comme prévu par la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire, il ne sera plus possible de vendre les fruits et légumes frais non transformés emballés dans du plastique, avec une interdiction progressive pour les plus fragiles. Service-Public.fr vous indique le calendrier prévu au décret paru le 12 octobre au Journal officiel.

À compter du 1er janvier 2022, ne pourront plus être vendus sous un emballage plastique :

  • Les poireaux, les courgettes, les aubergines, les poivrons, les concombres, les pommes de terre et les carottes « normales » (qui ne sont pas primeurs), les tomates rondes, les oignons et les navets « normaux », les choux, les choux fleurs, les courges, les panais, les radis, les légumes racines, les topinambours.
  • Les pommes, les poires, les bananes, les oranges, les clémentines, les kiwis, les mandarines, les citrons, les pamplemousses, les prunes, les melons, les ananas, les mangues, les fruits de la passion et les kakis.

Les conditionnements par lots de fruits et légumes de 1,5 kg ou plus sont exclus du champ de l'obligation. On entend par lot un ensemble de fruits ou de légumes vendus ensemble au consommateur, comme par exemple les filets de 1,5 kg ou plus.

Afin que les industriels aient le temps d'installer des solutions alternatives, certains fruits et légumes seront exemptés de cette obligation d'ici le 30 juin 2026. Ainsi, certains produits pourront être vendus sous emballage plastique :

Jusqu'au 30 juin 2023 : les tomates côtelées ou allongées ou du segment Cœur, les tomates cerise ou cocktail, les oignons primeurs, les navets primeurs, les choux de Bruxelles, les haricots verts, le raisin, les pêches, les nectarines et les abricots.

Jusqu'au 31 décembre 2024 : les salades, la mâche, les jeunes pousses, les herbes aromatiques, les épinards, l'oseille, les fleurs comestibles, les pousses de haricot mungo, les épinards, les endives, les asperges, les brocolis, les pommes de terre primeur, les carottes primeur, les petites carottes, les champignons, les cerises, les canneberges, les airelles, et les physalis ;

Jusqu'au 30 juin 2026 :

les fruits et légumes présentant un risque de détérioration avec la vente en vrac :

  • les framboises, les fraises, les groseilles, les myrtilles, la surelle, la surette et la groseille pays, les cassis et les kiwaïs ;
  • les fruits « mûrs à point » cueillis à maturité ;
  • les graines germées (Alfafa, lentilles, soja, etc.).

  À noter : l'obligation ne concerne pas les produits transformés, c'est-à-dire les fruits et légumes coupés ou épluchés, tels que l'on peut en trouver en supermarché.

  À savoir : 37 % des fruits et légumes sont aujourd'hui vendus sous emballage. Cette mesure devrait permettre de supprimer plus d'un milliard d'emballages en plastique inutiles chaque année.

  Rappel : À compter du 1er janvier 2022, les étiquettes sur les fruits et légumes, les sachets de thé en plastique et les jouets en plastique distribués dans les fast-foods seront également interdits.