Fiche pratique

Taxe sur la valeur vénale des immeubles

Vérifié le 30 novembre 2017 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé des finances

Certaines personnes morales, françaises et étrangères, qui détiennent des immeubles ou des droits réels immobiliers situés en France au 1er janvier, sont soumises à une taxe annuelle de 3 % calculée sur leur valeur vénale.

Est redevable de la taxe sur la valeur vénale toute entité juridique qui :

  • détient une participation dans une personne morale (société de capitaux, société de personnes, société civile ou fondation), une fiducie ou une institution comparable ;
  • est à prépondérance immobilière (dont l'actif est composé à plus de 50 % d'actifs immobiliers) ;
  • et est propriétaire, directement ou par entité interposée, d'immeubles situés en France, ou est titulaire de droits réels portant sur des immeubles situés en France.

Ces entités juridiques peuvent avoir leur siège social situé en France ou hors de France.

En présence d'une chaîne de participations, la taxe est due par la personne morale qui  :

  • est la plus proche des immeubles ou des droits immobiliers ;
  • ne bénéficie pas d'une exonération.

Néanmoins, les entités juridiques interposées entre le débiteur de la taxe et les immeubles ou droits immobiliers sont solidairement responsables du paiement.

Les organisations internationales et les pouvoirs publics étrangers, propriétaires d'immeubles situés en France, sont exonérés de la taxe.

Parmi les entités juridiques qui ont leur siège social situé en France, en Union européenne, ou dans un pays ayant conclu avec la France une convention fiscale ou un traité de réciprocité fiscale, sont exonérés de la taxe les organismes suivants  :

  • les caisses de retraite et autres organismes à but non lucratif, reconnus d'utilité publique, qui exercent une activité désintéressée, et dont le financement ou l'activité justifie la propriété des immeubles ou de droits immobiliers ;
  • les sociétés de placement à prépondérance immobilière à capital variable (sous forme de SPPICAV, de FPI) ;
  • les sociétés cotées en Bourse ;
  • celles dont la quote-part de l'immeuble situé en France ou des droits réels est inférieure à 100 000 € ou à 5 % de la valeur vénale des biens ou droits.

  À noter :

la taxe sur la valeur vénale des immeubles situés en France ne concerne pas les biens régulièrement inscrits dans les stocks des marchands de biens ou des promoteurs-constructeurs.

La taxe annuelle est égale à 3 % de la valeur vénale des immeubles ou des droits réels portant sur ces biens.

La base imposable et le montant de l'impôt sont arrondis à l'euro le plus proche.

Avant le 15 mai de chaque année, une déclaration doit être transmise au service des impôts au moyen du formulaire cerfa n°2746 par :

  • le redevable de la taxe (la déclaration doit alors être accompagnée du paiement de la taxe) ;
  • l'entité juridique qui souhaite bénéficier de l'exonération de la taxe.

Pour bénéficier de l'exonération, il est nécessaire d'y déclarer :

  • la situation, la consistance et la valeur des immeubles possédés au 1er janvier (sauf ceux dont la valeur vénale est inférieure à 100  000 € €) ;
  • l'identité et l'adresse de l'ensemble des actionnaires (sauf ceux qui détiennent moins de 1 % des actions, parts ou autres droits).

Formulaire

Taxe sur la valeur vénale des immeubles possédés en France par des personnes morales

Cerfa n° 11109*16
Autre numéro : 2746-SD

Accéder au formulaire (pdf - 183.0 KB)

Ministère chargé des finances

Toutefois, les personnes morales qui déposent chaque année une déclaration n°2038 ou n°2072 sont dispensées de cette formalité.

  Attention :

la taxe n'est pas déductible de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés.