Fiche pratique

Promesse de vente d'un logement existant : promesse unilatérale ou compromis

Vérifié le 11 juin 2018 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)

Lorsque le vendeur et l'acquéreur sont parvenus à un accord sur la vente, ils peuvent signer une promesse de vente avant la signature de l'acte de vente définitif. Ce document n'est pas obligatoire, mais il est recommandé pour exprimer l'accord mutuel du vendeur et de l'acquéreur et déterminer les conditions précises dans lesquelles la vente du logement s'effectuera.

La promesse de vente pour l'achat d'un logement existant peut prendre la forme soit d'une promesse unilatérale de vente, soit d'un compromis de vente.

Promesse unilatérale de vente

Cet acte peut être signé lorsque l'acquéreur est intéressé par la vente du logement, mais qu'il n'est pas certain de vouloir la conclure. Il peut alors réserver le logement pendant un délai clairement précisé par le vendeur. Cet acte n'engage que le vendeur, l'acquéreur est libre d'acheter ou non le logement.

La promesse unilatérale de vente peut être réalisée :

  • par acte sous seing privé, c'est-à-dire directement par le vendeur et l'acquéreur,
  • ou par acte authentique, c'est-à-dire par l'intermédiaire d'un notaire,
  • ou par l'intermédiaire d'un agent immobilier.

Si l'acte est réalisé sous seing privé, il faut impérativement qu'il soit enregistré dans les 10 jours ouvrables au bureau d'enregistrement du centre des impôts du vendeur ou de l'acquéreur. Cet enregistrement sert à authentifier la promesse de vente.

Le vendeur et l'acquéreur doivent se mettre d'accord pour désigner cette personne. Cette démarche devra être faite directement sur place.

Où s’adresser ?

Compromis de vente

Un compromis de vente peut être signé lorsque le vendeur et l'acquéreur ont la certitude de vouloir conclure la vente du logement. Cet acte engage définitivement le vendeur et l'acquéreur sauf clause prévoyant, sous certaines conditions, un désistement unilatéral ou réciproque.

Le compromis de vente peut être réalisé :

  • par acte sous seing privé, c'est-à-dire directement par le vendeur et l'acquéreur,
  • ou par acte authentique, c'est-à-dire par l'intermédiaire d'un notaire,
  • ou par l'intermédiaire d'un agent immobilier.

Toutefois, un acte authentique est toujours exigé dès lors que la durée de validité du compromis est supérieure à 18 mois.

La promesse de vente doit mentionner :

  • les coordonnées du vendeur et de l'acquéreur,
  • l'adresse du bien,
  • l'origine du bien (date du précédent acte de vente, nom du précédent propriétaire, acte notarié...),
  • le descriptif détaillé du bien, de ses équipements et de ses annexes,
  • l'existence d'une hypothèque et/ou d'une servitude,
  • le montant des honoraires du professionnel chargé de la vente (s'il y a intervention d'un professionnel) et qui doit payer ces honoraires,
  • le prix de vente et ses modes de paiement (avec ou sans l'aide d'un prêt immobilier),
  • la durée de validité de la promesse de vente et date limite de signature de l'acte de vente définitif,
  • la date de disponibilité du bien.

La promesse de vente doit par ailleurs contenir les informations spécifiques à la copropriété si le logement est situé dans une copropriété.

  À savoir :

il est recommandé à l'acquéreur d'inclure dans la promesse de vente des clauses suspensives qui lui assurent que la vente se réalisera sous certaines conditions. Par exemple : obtention d'un certificat d'urbanisme opérationnel, voire obtention d'un permis de construire ; prêts immobiliers sollicités.

La promesse de vente doit être accompagnée du dossier de diagnostic technique (DDT).

La promesse de vente peut être :

  • remise en main propre,
  • ou envoyée à l'acquéreur par lettre recommandée avec avis de réception.

Elle doit être réalisée en 2 exemplaires originaux (1 pour le vendeur, 1 pour l'acquéreur), excepté dans le cas où un original unique est conservé par un professionnel (notaire, agent immobilier).

Le droit de rétractation permet de renoncer à la vente en respectant un certain délai.

Ce droit s'adresse uniquement à l'acquéreur (qu'il ait signé une promesse unilatérale de vente ou un compromis de vente).

Le vendeur est quant à lui engagé dès la signature de la promesse unilatérale ou du compromis de vente. S'il conteste la vente, l'acquéreur peut en demander l'exécution forcée devant le tribunal de grande instance (TGI).

Après la signature de la promesse de vente, l'acquéreur dispose de 10 jours ouvrables pour renoncer à la vente.

Ce délai commence le lendemain :

  • de la remise de la promesse de vente en main propre,
  • ou de la 1re présentation de la lettre recommandée notifiant la promesse de vente.

L'acquéreur doit notifier sa rétractation au vendeur par lettre recommandée avec avis de réception avant l'expiration du délai de 10 jours ouvrables.

Modèle de document

Résilier la promesse de vente pour l'achat d'un logement

Accéder au modèle de document

Institut national de la consommation (INC)

Répondez aux questions successives et les réponses s’afficheront automatiquement

Promesse de vente réalisée par acte sous seing privé

Aucune somme ne doit être versée au vendeur avant l'expiration du délai de rétractation. Après ce délai, le vendeur peut réclamer le versement d'une somme correspondant généralement à environ 10 % du prix total de la vente. Cette somme est déduite du prix total de la vente. Il est recommandé de consigner cette somme chez un notaire que l'acquéreur aura préalablement choisi avec le vendeur.

Où s’adresser ?

Promesse de vente réalisée par acte authentique

Une somme d'argent correspondant généralement à environ 10 % du prix de vente peut être versée lors de la signature de l'acte authentique, par virement bancaire, au professionnel qui a conclu la promesse de vente (notaire ou agent immobilier). Cette somme est alors bloquée sur un compte bancaire jusqu'à la signature de l'acte de vente définitif. Cette somme est déduite du prix total de la vente.